En passant par les Cévennes…

… sans mes sabots, mais avec mon appareil-photo, j’ai trouvé ceci : à défaut du célèbre «Grand X de la Chouette» (Roncevaux-Bourges-Carignan et Cherbourg-Bourges-Golfe Juan), dont certains —dont moi— doutent de l’utilité, voici un autre «Grand X» (si l’on ose dire), celui des GR, ou sentiers de grande randonnée, découvert par hasard lors d’une balade dans les Cévennes, au mont Aigoual où, pour une fois, il ne pleuvait pas.

Et de mon passage par Le Puy, je rapporte cette photo de la célèbre Pierre des Fièvres, ex-table de dolmen christianisée sur laquelle j’ai un jour vu une bonne sœur s’allonger, dans un moment d’intense… dévotion, je suppose :

Un chouetteur est mort.

Le docteur Pierre Brunet, que les chouetteurs connaissaient sous le pseudonyme d’Elessar, a été retrouvé mort le lundi 26 novembre au soir par sa compagne, un Laguiole planté en plein coeur, sur le sol de son cabinet. Pas de trace de coups, de lutte, d’effraction, aucun désordre, aucun vol.

Grand gaillard costaud de près d’un mètre quatre-vingt-dix, pratiquant éprouvé des arts martiaux, il est difficile d’imaginer qu’Elessar ne se serait pas défendu s’il avait été attaqué par une personne qu’il connaissait, qu’il aurait admise sans méfiance dans son cabinet, et qui serait brusquement devenue hostile. Déjà, il y a environ deux ans, il avait été victime de blessures à l’arme blanche, je crois à l’occasion d’une rixe, mais heureusement sa vie n’avait pas été mise en danger.

Il en va autrement cette fois, et comme le dit le procureur de la République, aucune hypothèse ne doit être écartée, même pas celle selon laquelle Elessar aurait pu mettre volontairement fin à ses jours, bien que les conditions mêmes de l’acte, si jamais il s’avérait, défient l’imagination.

Elessar, on le sait, était l’un des membres fondateurs de l’A2CO. Il avait participé à l’organisation de la Fête des Dix Ans à Bourges. Lui qui, professionnellement, récoltait dans la bouche de ses patients des morceaux d’or de tailles diverses, avait fait don d’une jolie quantité de métal précieux afin qu’une mini-Chouette d’Or puisse être réalisée (sur la base d’un original sculpté par Mickey) pour servir de lot à la mini-chasse organisée ce 3 mai 2003, et qui allait être gagnée par King.

Et quand Michel Becker m’apprit, par téléphone, qu’il existait une deuxième Chouette en bronze, qu’il avait gardé son existence absolument secrète depuis 10 ans (même envers Max), et qu’il l’apportait le soir même à Bourges pour le grand banquet des chouetteurs, j’ai tout de suite pensé à organiser le canular chouettesque de la décennie, sachant que nous allions avoir Max au téléphone pendant la soirée, et j’ai tout de suite choisi Elessar comme complice, sachant qu’il garderait parfaitement le secret pendant les quelques heures nécessaires et que, le moment venu, il jouerait son rôle sans se départir un instant de son plus grand sérieux !

Si ça vous tente, tous ces formidables souvenirs figurent sur le DVD Le film de la ChouetteFête que l’A2CO vend sur cette page : http://www.a2co.org/a2co_ressources.html. Hommage en passant à mon ami Viking qui a réussi à garder la caméra à peu près stable en ces moments de grande confusion, et en dépit de l’énorme émotion qu’il ressentait, comme tous les chouetteurs présents, en pensant que le jeu venait de prendre fin avec la découverte de la contremarque…

Plus tard, comme certains le savent, Elessar a brutalement quitté l’A2CO et, (à mon avis) sous l’influence de certaines personnes mal intentionnées, a rejeté tout un pan du monde de la Chouette. Nous nous sommes alors vigoureusement opposés, comme il s’est vigoureusement opposé alors à beaucoup d’autres, tant il est vrai que son nouveau credo tenait plus de la… foi, justement, que des faits.

En opposition avec la communauté des chouetteurs, il ne s’en désintéressait pas pour autant : après un hiatus de six mois, il était revenu lire le forum et y postait même régulièrement des messages (une demi-douzaine en octobre, le dernier le 25), même s’il s’agissait plutôt d’interjections désabusées. Il était étonné qu’à cause des déboires juridiques que l’on sait, les chouetteurs « courent toujours pour le bronze », comme il le disait, mais cette course, il la suivait lui-même, fut-ce d’un peu loin, et je ne serais pas étonné d’apprendre qu’en vérité, dans le secret de son esprit, il n’avait pas cessé de chercher.

De Bourges et des mois qui ont suivi, je garde le souvenir d’un grand gars souriant, rieur, toujours prêt à faire une blague (ce canular de la vraie fausse contremarque, dont personne au monde ne savait rien à part lui, Becker et moi, il en avait frétillé d’avance pendant des heures !). Mais on sentait que la gravité n’était jamais loin de la surface, que les questions existentielles avaient sur lui une forte emprise, et que le spleen pouvait s’emparer de lui en un instant. Lorsqu’il a claqué la porte de l’A2CO, beaucoup ont considéré qu’il avait « basculé du côté obscur de la Force » ; pour ma part, et sans du tout sous-estimer les dommages alors causés à la communauté des chouetteurs, j’ai plutôt pensé qu’il venait d’être victime de sa fidélité envers quelqu’un qu’il honorait bien à tort d’une amitié confinant à la dévotion —car Elessar avait gardé cette naïveté d’enfant, cette capacité à s’éprendre du merveilleux, du mystérieux, des complots et des conspirations, et aussi, dans la défense de ses idées, cet intégrisme d’adolescent redresseur de torts, tous traits qui faisaient de lui, hélas ! une proie idéale pour un manipulateur talentueux.

Elessar, malheureusement, portait de lourds et mystérieux fardeaux, d’autant qu’il n’hésitait pas à se charger de ceux des autres, pour peu qu’il croie que leur cause était juste. Ce poids, peut-être, a fini par être trop lourd à porter.

Je m’associe bien sincèrement à la peine de ses enfants, de sa famille et de ses proches, et pour conserver d’Elessar le meilleur souvenir possible, je vous propose de regarder ces quelques images de la fête de Bourges en 2003.

 Els 1
Pendant que Viking parle au téléphone avec Max en duplex,
Elessar (debout, chemisette rouge) se glisse vers l’écran de projection
 derrière lequel, quelques heures plus tôt, nous avons caché la Chouette
en bronze dont tout le monde, y compris Max, ignore l’existence.

Els2
Au moment fatidique, Elessar réapparaît triomphalement en brandissant
«la contremarque» ! Le canular va durer quelques minutes, mystifiant
totalement les chercheurs présents, ainsi que Max, au téléphone.

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Mais qui est donc Onard ?

On dit que personne n’est plus intransigeant envers les odeurs émises par les fumeurs, qu’un ancien fumeur repenti. Eh bien, personne n’est plus vachard/revanchard envers les modérateurs du forum de la Chouette, qu’un ancien modérateur !

Le 1er avril 2007 (ça ne s’invente pas), un nouveau pseudo, Onard, s’inscrit sur le forum. Assez vite, ses interventions sont apparues empreintes de cynisme, son ton narquois et sardonique trahissant un naturel aigri, hautain, méprisant envers autrui et peu aimable. Il a donc été catalogué parmi les «boulets» dont il convient de se méfier et de lire systématiquement les interventions —non qu’elles présentent beaucoup d’intérêt chouettesque, mais en raison des risques de débordements.

Cet «Onard», parallèlement, créa un blog et se mit peu à peu à me prendre systématiquement pour cible. Pas seulement moi, mais également les autres modérateurs, au premier rang desquels le webmaster KCR. Son blog, il est vrai, ne servait pas qu’à ça : comme tout bon Messie chouettesque qui se respecte, il possédait bien sûr toutes les bonnes solutions (que personne d’autre n’a, ça va de soi) jusqu’à un stade avancé du jeu, et via ce blog, il entendait, non pas les dévoiler telles quelles, mais conduire une sorte de «parcours initiatique» à l’attention des malheureux chouetteurs qui succomberaient à ses sirènes, leur dévoilant ainsi peu à peu, après de nombreuses épreuves, LA solution.

 Enfin, SA solution, bien sûr.

Fit-il des adeptes ? Probablement pas, car bien qu’il en revendique une douzaine (ça ne s’invente pas non plus !), il prend grand soin de ne jamais les nommer. Pour préserver la confidentialité, ça va de soi, lol ! Il est vrai que, vu les hypothèses de solutions du bonhomme, si vous y avez accordé quelque intérêt, eh bien il vaut mieux que ça ne se sache pas !

Quoi qu’il en soit, comme il devenait véritablement agressif et insultant, ayant maintes fois enfreint les Conditions d’Utilisation du Service du forum de la Chouette, il fut exclu par KCR, d’abord pour huit jours puis, cet avertissement ne l’ayant pas calmé, à titre définitif.

C’est à ce moment que, par coïncidence, et il y a quelques semaines de cela, j’ai eu à la fois assez de temps disponible, et en même temps assez d’envie, pour essayer de découvrir son identité. Il faut bien avouer que cette question ne m’avait jamais passionné, mais comme ce gugusse prétendait bien me connaître, et compte tenu de sa localisation géographique, je n’avais pas beaucoup de choix possibles… Je n’avais rencontré qu’une fois quelques chouetteurs de cette région, lorsque Momo m’avait invité à l’un des déjeuners qu’il organise régulièrement dans son “cabanon” au milieu des champs.

Partant donc avec seulements quelques “suspects” possibles, je pris une heure pour recouper ce qu’Onard expliquait sur son blog à propos de ses hypothèses de solutions, et ce que les chouetteurs en question avaient dit sur le forum, plusieurs années auparavant, à propos de leurs pistes.

Ce ne fut pas long, et à ma grande surprise, j’obtins la preuve qu’«Onard» n’était autre que Guismo, ancien modérateur du forum.

Me connaissait-il aussi bien qu’il l’affirmait ? Évidemment non, et là aussi il y avait mensonge, puisque nous nous sommes rencontrés en tout et pour tout UNE FOIS, pendant peut-être une heure, dans les circonstances suivantes : lors du déjeuner au cabanon de Momo, je m’étais étonné de l’absence de Guismo, qui habitait alors la petite ville de Br…, quasiment à portée de fusil du cabanon. On m’indiqua alors, à voix basse, que Guismo était fâché «à mort» (c’est possible, ça, entre chouetteurs ? entre pratiquants d’un même JEU ?) avec Graal et que, Graal étant présent au déjeuner, Guismo ne pouvait évidemment pas y être.

J’aurais pu en rester là et, après l’excellent et festif moment passé au cabanon, reprendre directement l’autoroute pour Golfe-Juan, où j’allais filmer les lieux du débarquement de Napoléon… mais non ! Je me rendis à Br… et allai rendre visite à Guismo dans la boutique d’informatique qu’il tenait alors, où nous passâmes une heure à discuter de tout et de rien, comme le font les chouetteurs, dans une ambiance amicale et détendue.

Quelques mois plus tard, Guismo prenait ses vacances en juillet. Velo, alors webmaster du forum, me demanda de devenir modérateur à sa place, le temps de son absence. Et Guismo… ne revint jamais ! Il disparut, sans plus jamais donner de nouvelles, comme si l’asphalte d’une route s’était ouvert pour l’aspirer. J’appris longtemps après que Momo avait quelques nouvelles de lui, qu’il n’était pas mort, mais Momo n’avait pas le droit d’en dire plus (diable !)… et ce fut tout.

Jusqu’à l’apparition d’«Onard», qui se trouve dans la même région que Guismo, qui reproduit les mêmes erreurs de typographie et les mêmes fautes d’orthographe et de syntaxe que Guismo, qui défend les mêmes hypothèses de solutions que Guismo (au hasard : faites une recherche sur le forum sur la locution «pour qu’ils puissent», un des dadas d’Onard, lol !), qui s’en prend dès qu’il le peut à la modération quand Guismo a été modérateur, et qui va jusqu’à choisir pour symbole de son blog un dentier alors que Guismo souffre d’édentation totale… Ce dentier est d’ailleurs probablement le sien, puisqu’il semble être photographié sur un arrière-plan de carte Michelin 989 ! Franchement de mauvais goût, mais cela donne une idée de l’élégance et du ton général qui imprègnent la plupart du temps les propos de Guismo depuis qu’il est devenu «Onard».

Ai-je été déçu d’avoir découvert Guismo sous le masque d’Onard ? Oui, car je gardais de lui un bon souvenir. Dire que je me suis même inquiété à plusieurs reprises de savoir ce qu’il était devenu, et pourquoi il avait ainsi disparu sans donner de nouvelles, à l’été 2004 !

Et comme je n’apprécie guère qu’il se gausse des chouetteurs qui ont plusieurs pseudonymes et le reconnaissent, alors que lui-même se comporte exactement de la même manière, mais refuse de l’avouer, j’ai décidé qu’il était temps pour moi de publier la vérité.

Ça ne parle pas de la Chouette !

Dans le monde de la photographie, existe un magazine appelé Chasseur d’Images. À sa création dans les années 1980 (si ma mémoire est bonne), il frappa par son style décontracté, son ouverture envers ses lecteurs, et l’humilité conviviale et festive de son ton rédactionnel, qui contrastait agréablement avec les péroraisons pontifiantes que dispensait alors Photo, leader sur ce marché.

Résultat : Chasseur d’Images détrôna promptement son rival, ainsi d’ailleurs que tous ses autres rivaux. C’est aujourd’hui le numéro 1 français du secteur.

Je me suis mis à relire Chasseur d’Images il y a quelques mois, alors que je ne l’avais plus lu depuis des années et des années : eh bien, j’ai été surpris par le changement de ton ! Il est à son tour devenu bedonnant, pontifiant, hautain, bref affligé de tous les défauts qui caractérisaient Photo, et dont il avait pourtant pris avec bonheur le contrepied… jusqu’à la photo du rédac’ chef exhibant à son poignet, en une pose totalement dépourvue de naturel, une montre volumineuse et ostentatoire !

C’est assez marrant, plutôt ridicule, et ça ferait le bonheur d’un sociologue.

En plus, Chasseur d’Images affiche un détestable (pour des journalistes… objectifs !) parti-pris pour Canon, et comme je suis moi-même Nikoniste depuis trente ans, je me contenterai à l’avenir de parcourir vite-fait Chasseur d’Images au coin presse de mon supermarché, et j’achèterai plutôt Réponses Photo.

Comme je l’annonçais en commençant, ce billet ne parle pas de la Chouette. Pour me faire pardonner, et puisque je rentre de trois jours d’escapade-photo en Auvergne, je vous recommande résolument Le Petit Grill à Clermont-Ferrand : j’y ai dégusté le meilleur fondant au chocolat de ma vie, et croyez-moi, j’ai de l’expérience en la matière ! En revanche, évitez absolument La Taverne de Maître Kanter dans la même ville, nous y avons fait un dîner odieusement long et très, très médiocre à tous points de vue (bien au dessous de la moyenne de cette chaîne où l’on mange d’habitude assez correctement).

Pendant que j’en suis aux recommandations, je vous conseille aussi le coucher de soleil au sommet du Puy de Dôme… voir photo ci-dessous ! Y en a-t-y pas qui pensent que la route d’accès au sommet est la Spirale à Quatre Centres ? :o))))

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Les chouetteurs tels qu’en eux-mêmes

Parmi les chouetteurs, il y a ceux qui «ont une zone», laquelle ne peut être que la bonne car elle contient tellement d’éléments «qui ne doivent rien au hasard»… Ceux-là font semblant d’oublier les centaines de leurs confrères qui ont tenu le même langage avant eux, et qui eux aussi avaient trouvé sur leur terrain tant de coïncidences toponymiques ou géodésiques que «c’était forcément là»… sauf que non !

Dans le même genre, il y a ceux qui procèdent aux démonstrations les plus farfelues et qui, parvenus à la fin (je n’ose pas appeler cela «conclusion»), assènent un définitif «Ça ne peut pas être une coïncidence !» (sans doute dans l’espoir de faire taire les critiques), cependant que tous ceux qui les lisent pensent dans leur tête : «Mais si ça peut ! Mais si !».

Il y a le chouetteur A qui trouve le chouetteur B «sympathique», non parce qu’il l’est réellement (ils ne se connaissent pas), mais seulement parce que B possède la même bribe d’hypothèse de solution que A sur l’une des énigmes… ce qui n’empêchera pas A, quelques jours plus tard, de vilipender la personne de B (plus du tout sympathique, du coup) en s’apercevant que celui-ci n’a pas les mêmes hypothèses sur l’énigme d’après !

Dans le même genre, il y a ceux qui complimentent «la lucidité» ou «le réalisme» des autres, distribuant ainsi des bons points dont les destinataires, tout frétillants, s’empressent de se gausser en rougissant… et en oubliant que les satisfecit qu’on leur distribue n’ont qu’une qu’une seule raison d’être : le fait que, pour une fois, un chouetteur a réussi à en trouver un autre qui pense à peu près comme lui ! Et bien entendu, les compliments se changeront en «Là, tu me déçois beaucoup, tu étais pourtant sur la bonne voie !» aussitôt qu’une divergence se fera jour…

Il y a ceux (oh ! combien nombreux…) qui viennent frimer sur le forum en expliquant à tous ceux qui cherchent depuis des années qu’ils ont tout résolu en quelques mois, voire quelques semaines (et récemment, en seulement quelques jours !)… Bon, c’est vrai, ils n’ont pas trouvé la Chouette, mais c’est seulement parce qu’ils n’ont pas encore eu le temps d’aller sur place se livrer à la petite formalité élémentaire du déterrage… Ils vont y aller dans pas longtemps… quand leur voiture sera réparée… quand ils n’auront plus mal à l’auriculaire droit… ou quand ils pourront prendre quelques jours de vacances…  mais ils vont surtout utiliser le laps de temps qui reste pour narguer autant que possible les autres chercheurs !

À noter que ceux-là sont les cousins de ceux qui (ayant tout résolu eux aussi) ont failli y aller mais ont dû renoncer à cause du mauvais temps…

Il y a ceux qui soutiennent que la Chouette est introuvable parce qu’eux n’arrivent pas à résoudre les énigmes. Ils sont d’ailleurs en totale harmonie avec ceux qui affirment (pour la même raison) qu’elle n’existe pas.

Il y a les «systémistes», ceux qui sont tombés amoureux d’un système (par exemple : les anagrammes, les cryptarythmes ou les alignements) et qui l’appliquent… ben, systématiquement, bien sûr (sinon, à quoi bon, hein ?), et à toutes les énigmes, comme si l’auteur n’avait pas pu avoir l’intelligence d’utiliser différentes méthodes de cryptage.

Il y a ceux qui sont déçus que leurs messages ne suscitent pas assez de réactions (à leur goût) et qui n’hésitent pas à en repasser une couche —voire plusieurs… tout en s’affirmant victimes d’une cabale (à l’évidence la seule raison qui explique que leurs écrits si passionnants ne soient pas davantage commentés sur le forum !).

Il y a les pro-madits et les anti-madits. Les derniers estiment qu’il vaut mieux se concentrer sur le livre car les madits donnent lieu à des interprétations souvent hasardeuses. Sur ce, ils retournent «se concentrer sur le livre»… à partir duquel ils s’empressent de se livrer eux-mêmes… à des interprétations souvent hasardeuses ! Lol !

Il y a ceux (peu nombreux, mais j’en ai vu) qui REFUSENT de croire l’auteur des énigmes quand il précise quelque chose qui va à l’encontre de leurs théories. Il m’est ainsi arrivé de lire sous la plume d’un chouetteur cette déclaration hallucinante : «Même si Max dit cela, il ne faut pas le croire.» (sic !!)

Il y a ceux qui, du haut de leur chaire, distribuent dans leur infinie bonté quelques indices qui permettront peut-être au vulgum pecus de trouver enfin… les mêmes «solutions» qu’eux, qui bien sûr ne conduisent nulle part : au lieu de «si vous voulez avoir une chance de résoudre la 560, faites ceci et cela», il faut lire «si vous voulez avoir une chance de trouver la même chose que moi en 560…»

Il y a ceux (variante de ceux qui précèdent) qui sont atteints de Maxvalentinite, également dénommé Complexe du Maître d’École : non seulement, comme ceux du dessus, ils veulent absolument convaincre les autres que leurs hypothèses sont les bonnes, mais en plus, ceux-là ne veulent pas les dévoiler tout de go : ils aiment faire patienter, essayer de faire «jouer» les autres en leur posant leurs propres petites énigmes et en décernant leurs propres petits bons points, en oubliant quand même de préciser que la résolution de ces petits jeux ne procurera, hélas ! pas les solutions de la Chouette, mais seulement les hypothèses de solutions d’un seul chercheur, jusqu’ici tout aussi bredouille que les autres ! Le maître d’école n’en sait ici pas davantage que ses élèves…

Il y a ceux qui posent doctement la question «Pourquoi la Chouette n’est-elle pas encore trouvée ?» et qui tentent d’y répondre par un discours verbeux et boursouflé de vanité, sans que jamais ils ne se posent cette autre question : «Pourquoi est-ce que, moi, je n’ai pas trouvé la Chouette ?»

Max Valentin was here !

À propos de Nef encalminée… j’étais l’autre jour en balade photo dans les gorges de la Loire… à propos, est-ce que ceci ne ferait pas une jolie Nef ? ;o))

 Une Nef encalminée

Bref, disais-je, j’étais en balade, et tout à coup voilà-t-y pas qu’arrêté sur une pittoresque place de village, le fronton d’un immeuble attire mon regard :

Max was here ! Well, maybe…

Une date, 1937, et les initiales M.V. gravées dans la pierre… Mon sang ne fit qu’un tour ! Se pourrait-il que…?

Pour s’aérer un peu…

J’avais dit qu’il ne serait pas question que de Chouette d’Or ici… et donc, voici, pour changer d’air, quelques images faites cet été en Vanoise.

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À qui appartient la Chouette d’Or ?

Ou plutôt, devrait-on dire sans doute, à qui appartenait-elle avant qu’un liquidateur de sociétés ne mette la main dessus ? C’est une question sur laquelle j’ai lu beaucoup d’inepties, certaines étant plutôt des expédients de circonstance (on ne doit donc pas y attacher plus d’importance qu’ils n’en ont), et certaines ayant même été reprises par la justice (mais par des juges consulaires et non par des magistrats professionnels, il est vrai), ce qui montre bien que, là aussi, la voie de la facilité est souvent la plus tentante, même si elle conduit à des inexactitudes.

Il m’est arrivé d’exposer sur le forum de la Chouette le point de vue que je vais exprimer ci-après ;  je le reprends ici, d’abord pour pouvoir mieux l’expliquer et le développer, ensuite parce qu’il me semble mieux pérennisé ici que dans les profondeurs du forum.

À l’origine, le propriétaire était Michel Becker, évidemment !

Cela ne fait aucun doute : c’est Michel Becker qui s’est procuré les matières premières (cire, bronze, argent, or, diamants) et qui les a payées ; c’est lui qui a réalisé le moule ayant servi à couler, d’abord huit exemplaires en bronze (six ont été détruits car de qualité insuffisante, deux ont été conservés, dont un a été enterré par Max Valentin et constitue la contremarque du jeu), puis l’exemplaire en or et argent ; c’est aussi Michel Becker qui a payé le fondeur. Donc, les Chouettes (les deux en bronze et celle en or, toutes identiques, aux matériaux près) lui ont, à un certain moment, appartenu au titre de propriétaire exclusif.

Mais que se passe-t-il ensuite, qui va changer tout cela ? Continuer la lecture ‘À qui appartient la Chouette d’Or ?’

Bienvenue sur mon blog

Bienvenue à toutes et à tous.

Je viens de donner ma démission de mes fonctions de Secrétaire de l’A2CO, cette démission prenant effet aujourd’hui à midi.

Hiram et Viking, les deux autres administrateurs de l’A2CO, le savent : cela fait maintenant une bonne année que je souhaite démissionner ; un peu par lassitude (j’en parlerai plus tard), un peu pour avoir les mains plus libres dans le très difficile contexte que traverse le jeu de la Chouette d’Or en ce moment, et beaucoup parce que j’estime ne plus avoir assez de temps à consacrer au Secrétariat de l’A2CO.

Pour une série de raisons, «rendre mon tablier» n’a pas été possible en 2006 ni pendant le premier semestre 2007. L’une de ces raisons était… l’absence de successeur, car parmi les «yaka-faukon» qui pullulent (c’est une spécialité bien française), on n’en trouvait guère qui accepte de s’engager effectivement à supporter des responsabilités de gestion de l’association !

Cet obstacle ayant été surmonté par Hiram et Viking, j’ai pu quitter mes fonctions, et c’est ici une nouvelle occasion pour moi de les remercier et de leur dire mon amitié, et aussi de souhaiter bon courage et bonne chance à Lise, qui va me succéder.

Si le sous-titre de ce blog est «Ma liberté de ton retrouvée», c’est parce que, aussi longtemps que j’ai été administrateur de l’A2CO, je me suis senti, à tort ou à raison, astreint à un devoir de réserve qui m’a, à de nombreuses reprises, empêché de faire entendre ma voix comme je l’aurais souhaité. Cette réserve m’était, me semble-t-il, imposée par respect tant envers la fonction qui m’avait été confiée par les chouetteurs qu’envers «l’institution» A2CO qui aurait pu en sortir affaiblie.

Ne représentant plus aujourd’hui que moi-même, j’ai désormais toute liberté pour m’exprimer comme je l’entends. Un blog m’a paru être le meilleur outil pour ce faire, parce qu’il autorise le dialogue avec celles et ceux qui voudront bien me lire et parce que c’est un outil souple qui permet de parler facilement de tout et de rien… en liaison ou non avec la Chouette d’Or et/ou avec d’autres chasses au trésor.

Et pour commencer, parce qu’il est presque midi et que je suis encore Secrétaire de l’A2CO pour quelques minutes ;o) , une première photo :

 Encore un NNP !

—3 octobre 2007, 11 h 55