Mon ami Max nous a quittés

Comme cela a déjà été annoncé par Phil d’Euck et moi-même sur le forum de la Chouette, Max Valentin est décédé brutalement dans la nuit du 23 au 24 avril.

Je connaissais Max depuis douze ans, et il avait été mon ami depuis presque autant de temps. C’était pour moi bien plus que le célèbre auteur de chasses au trésor : c’était un copain, un pote, quelqu’un sur qui je pouvais compter et qui pouvait compter sur moi ; je le voyais vivre en époux et en père, et bien entendu mon affection et mon soutien vont en tout premier lieu à sa veuve, à ses enfants, à ses proches ainsi qu’à Phil d’Euck, son collaborateur de longue date.

Notre première rencontre, ce fut un frais matin d’avril, sous les Arcades de Buc qu’après tant d’autres, Edgar P. Jacobs a immortalisées dans SOS Météores —que je cite à dessein, Max ayant été, comme moi, un fan des grands classiques de la bande dessinée dont nous pouvions discuter pendant des heures, allant même jusqu’à envisager de créer ensemble un site Web pour perpétuer le souvenir des plus belles sagas de ce Huitième Art… Encore un projet qui, faute de temps, ne verra pas le jour.

Ce matin-là, donc, j’eus une des plus grandes surprises de ma vie. Nous étions en 1997 et, chouetteur depuis deux ans, j’avais un peu délaissé cette grande chasse mythique pour me consacrer à la fois à la première chasse concoctée par Max pour MSN, et au Trésor d’Orval, qui venait de paraître. Déjà pionnier dans un domaine où il accumula bien des premières, Max avait conçu spécifiquement la chasse MSN pour une diffusion et une résolution via Internet. Elle s’appelait Le trésor de Florence B. et peut être visualisée sur mon site monglane.a2co.org, dans la partie «Archives, Chasses MSN». Du fait que cette chasse était gérée sur Internet, les organisateurs étaient informés de la progression des chercheurs et, ayant été le premier à franchir l’ultime étape et à décrypter ce qu’un chouetteur appellerait «la super-solution», c’est à dire la toute dernière énigme donnant en clair la localisation de la cache, je ne fus pas complètement surpris lorsque je fus approché par MSN : quand comptais-je aller sur les lieux ? voyais-je un inconvénient à être filmé ? On convint d’un rendez-vous sur le parking qui, donc, se trouve au pied des Arcades de Buc. De là, pour passer dans la forêt domaniale et aller jusqu’à la cache, il n’y avait que quelques centaines de mètres.

La personne de MSN m’avait indiqué qu’outre l’équipe de tournage, il pourrait y avoir «une ou deux autres personnes», mais ce matin-là, lorsque j’arrivai sur le petit parking de terre battue, au pied de l’aqueduc pluricentenaire, je ne vis aucune équipe de tournage, mais seulement deux hommes qui, bien que je sois à l’heure, semblaient battre la semelle depuis un petit moment. Le premier, un jeune homme d’une trentaine d’années, s’avança et se nomma ; c’était celui que j’attendais. Quant à l’autre, qui était resté en arrière, appuyé contre une limousine anglaise à la peinture noire impeccablement brillante, il le présenta d’un geste presque négligent de la main en disant : «… Et voici Max Valentin.»

On s’imagine ma surprise —que dis-je, ma totale stupéfaction ! Max Valentin, un des personnages les plus mystérieux du pays, un homme à l’anonymat bien mieux protégé (et respecté) alors qu’il ne le fut ces derniers mois, un créateur d’énigmes auréolé tout ensemble de gloire et de ténèbres, baignant dans la lumière des projecteurs de télévision, mais toujours filmé de dos… Max, en un mot, était devant moi, blond, un collier de barbe bien ordonné, le teint très pâle, deux yeux bleus perçants, brillants d’intelligence et d’humour, un petit sourire aux lèvres… Il s’avança et me tendit la main, comme si tout cela était la chose la plus naturelle du monde. S’il est vrai, comme on le dit, qu’«il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre», et si, au fil des années, je finis par voir en Max un être humain presque «normal», en dépit de son hallucinante culture, il reste qu’à l’époque, pour moi, chouetteur, orvalien, florence b.-ien, rencontrer celui qui n’était encore que «le Maître» fut évidemment un grand moment. Être, quelques minutes plus tard, le premier chercheur de trésor à déterrer un trésor enterré par Max, en fut un autre.

Pendant le temps que durèrent mes recherches en forêt de Buc ce matin-là, il ne dit pas un mot, mais lorsque j’eus trouvé la cache, il me confia : «Vous savez, quand vous avez pris le premier chemin, celui qui était en pente, je ne vous ai rien dit, et au bout de quelques instants vous avez compris tout seul que ça ne pouvait pas être là, mais de toutes façons, jamais je n’imposerais à des chercheurs de gravir ce genre de pente, il y aurait bien trop de risques de chevilles cassées, avec procès à la clé !» Ainsi fut ma première rencontre avec Max Valentin.

Nous nous revîmes ensuite régulièrement, chez l’un, chez l’autre ou à l’extérieur. Lorsque, au tournant du siècle, je m’éloignai pendant presque deux ans du monde des chasses, il se trouva que, par coïncidence, je quittai Paris pour m’installer à côté de Versailles, dans le même village que lui. Je ne puis être tenu pour responsable de ce rapprochement, puisque c’est ma compagne de l’époque qui, sans le savoir, avait choisi la maison, mais la coïncidence me fit sourire et je laissai faire. Ainsi, pendant plusieurs années, Max et moi fûmes quasiment voisins : moins de dix minutes à pied en passant par les rues, et encore bien moins que ça par la forêt. Comme il aimait à le dire, il nous suffisait presque de «sauter la haie» pour nous retrouver l’un chez l’autre. C’est avec émotion et nostalgie que je me remémore ces soirées, lui «sautant la haie» et sonnant à la petite porte du jardin, dans la nuit tombante, avec à la main une bouteille de gnôle confectionnée par Phil, et dont le contenu vous assommait rien qu’aux effluves qu’il exhalait… Allongés dans les fauteuils de jardin, on parlait paisiblement en regardant le soleil se coucher derrière la rangée de chênes, ou alors on ne disait rien…

(À suivre… peut-être)

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~ par monglane sur 30 avril 2009.

23 Réponses to “Mon ami Max nous a quittés”

  1. Inouï ! Je viens seulement d’apprendre la nouvelle en lisant votre post ! Un grand malheur vient de s’abattre sur le monde des chouetteurs…Il y a quelque chose en même temps de mythique…Max vient de s’envoler avec son secret…si la chouette n’est pas trouvée, je ne peux m’empêcher de me projeter dans des siècles et imaginer ce que ressentiront les gens : certainement la même chose que nous quand nous songeons à tous ces trésors de pirates, par exemple, dont plus personne ne connaît l’emplacement. Ce qui fait certainement rêver beaucoup d’entre nous et fait que nous courrons après des trésors tels la chouette…Max s’est envolé chasser ailleurs, et tel sa chouette, il est parti le faire de nuit…
    Adieu l’artiste !

  2. Bonjour Monglane,

    A la lecture de ces lignes, je comprends ce que Max pouvait représenter pour toi, et je te renouvelle à titre personnel les condoléances « générales » que j’avais faites à sa famille te ses amis sur le forum hier. Malgré la grande tristesse que doit représenter la perte d’un tel ami, j’aurais beaucoup aimé avoir moi aussi le privilège de connaître l’amitié de ce grand Monsieur.

    Je comprends tout à fait et je respecte totalement le souhait légitime de la famille de pouvoir procéder aux obsèques dans l’intimité, et vous approuve sans réserve, Phil d’Euck et toi, pour avoir respecté ce souhait.

    Je souhaiterais par contre savoir s’il sera possible à l’avenir d’aller rendre « physiquement » un dernier hommage à Max et d’aller se recueillir là où il repose désormais. Cela nécessiterait bien sûr de savoir où se situe cet endroit. Si la famille en est d’accord, je te serais reconnaissant de bien vouloir me le faire savoir.

    Merci par avence, quelle que soit la réponse, de bien vouloir m’en tenir informé.

    Bien cordialement (mais tristement ces jours-ci),

    Gallway

  3. Merci Monglane pour cet hommage dont j’attends impatiemment la suite… Merci aussi de nous le faire mieux connaitre à nous qui n’avons cotoyé son génie qu’à travers ses énigmes. C’est marrant mais si on m’avait demandé de le décrire physiquement, je l’aurais imaginé tel que vous l’avez décrit !
    J’aimerais qu’une photo de Max soit publiée, pas par curiosité morbide, mais pour pouvoir associer un visage à un nom qui pour beaucoup restera un modèle. Mais je comprendrais aussi toute décision de ne pas diffuser d’images.
    Amitiés attristées,
    Léo

  4. Merci à tous pour vos messages.

    Publier une photo de Max est quelque chose à quoi je travaille avec sa famille. Maintenant qu’il n’est plus avec nous, il me semble nécessaire que tous les chouetteurs sachent à quoi il ressemblait… d’autant plus qu’il avait une bonne bouille !

    Hélas, le bougre se méfiait, et sur la plupart des photos, il grimace horriblement, donc nous n’avons pas encore trouvé quelque chose de vraiment publiable… mais cela se fera, j’en suis sûr.

    Quand à la possibilité d’aller rendre un dernier hommage à Max, nous y pensons aussi, bien entendu. Vous imaginez bien qu’il faut, là aussi, un peu de temps pour régler certains détails, mais lorsque ce sera possible, le lieu de sa « dernière demeure », comme on dit, sera rendu public afin qu’il puisse recevoir l’hommage qu’il mérite. En tous cas, je le souhaite de tout coeur et je pense que sa famille ne s’y opposera pas.

  5. Merci
    pour nous avoir fait partager ces quelques moments que tu as passé avec Max, comme je t’envie de l’avoir connu d’avoir pu lui parler.
    Pour nous tous il restera l’inventeur des chasses ouvertes a tous que se soit la chouette orval ou simplement les ciste il nous a rendu notre coeur d’enfant.

    Pour ma part j’ai decouvert la chouette par pur hazard dans les années 1996 c’etai une époque dure pour ma famille et la chasse m’à permis de penser a autre chose,de m’évader.

    C’est l’espoir et la quétte qui m’on évité de tourner en rond et de me morfondre j’en serai toujour reconnaisant à Max.

    Mais une chose est sure ils sera toujours présent avec nous et son heritage ancré a jamais dans la communauté qu’il a crée autour des chasses au trèsor . OUI les chasses sont devenus un jeux grand public on en voit de plus en plus( bien qu’elles ne valent pas celles de notre maitre  » elle font « reflechir » bon nombre de personnes

  6. Bonjour Monglane,

    C’est un très beau témoignage et un bel hommage que tu rends ainsi à la mémoire de Max avec ton talent de narrateur habituel.
    L’aqueduc de Buc me rappelle le lancement du jeu des cistes puisque ta ciste fut l’une des toutes premières à être enregistrée. Ce fut d’ailleurs, je crois me souvenir, l’une des premières cistes, si ce n’est la première à laquelle je me sois intéressé. La caution de ton pseudo et la pédagogie avec laquelle tu avais expliqué le concept général du jeu n’était d’ailleurs pas étranger à mon choix.
    Habitant les Yvelines à l’époque et travaillant à Versailles, cet endroit au carrefour des cistes et d’une chasse de Max me parle donc également particulièrement et me remémore de bons souvenirs.
    Merci à toi, Monglane pour avoir contribué au succès des cistes « en amorçant la pompe ». Il m’étonnerait que Max ne t’en ait pas témoigné quelque gratitude.

    En matière de chasses au trésor, il y a un avant et un après Max Valentin. On rêvait de chasses aux trésor inventives, originales mais aussi rigoureuses dans la conception et pour lesquelles nous prendrions du plaisir.
    Max Valentin l’a fait.

    Tu vas nous manquer, Max …

  7. Merci Monglane,

    Pour tous ces instants précieux délivrés pour encore mieux nous le faire découvrir. Tu as eu ce bonheur immense d’avoir pu le cotoyer, un rêve que beaucoup ont effleuré, moi y compris. Dans l’absurdité de certaines pensées plutôt néfastes, je me disais souvent qui si je devais être condmnée à quitter ce monde, il y a une personne que j’aimerais rencontrer plus que toute autre avant d’en avoir terminé, c’est Max pour l’avoir tant admirer en silence, pour avoir cotoyé son esprit brillantissime et pour en avoir effleuré les contours, pour le remercier d’avoir eu une telle idée de génie; lui dire tout cela restait mon seul souhait.

    Max nous quitte… nous laissant avec nos regrets, peinés à l’extrême de constater qu’il n’aura pas le bonheur de voir sa chouette déterrée, enfin !!!
    Je compatis à ta très grande peine Monglane comme je compatis à celle de sa famille et de ses proches…
    Je tenais à te remercier pour ce magnifique texte que nous laisse comme un ultime cadeau de sa part, comme si finalement c’est avec et au travers de toi qu’une part de notre rêve se réalise… Tu es là pour pouvoir nous en parler et c’est merveilleux…au delà de cette tristesse qui nous envahit tous.
    Merci Monglane pour ces instants partagés !
    Aux traces de la chouette s’allient les traces de Max, inéluctables…. Elles ne sont pas prêtes de s’effacer !!!

    Comme beaucoup sans doute, j’attendrai la suite de ton récit, un sourire délicat sur les lèvres, empli d’humilité face à la mémoire d’un tel personnage !

    Oui tu vas nous manquer Max….

    Dom.

  8. Merci Monglane. Je te présente mes sincères condoléances, ainsi qu’à toute la famille de notre cher Max. En écrivant ces lignes je ne puis m’empêcher de pleurer ; c’est bête, mais cela fait plus de trois ans que je cherche la chouette. J’ai relu des milliers de questions réponses et à travers elles ; on subodore la personnalité du concepteur, son humour, son côté grand enfant, son coup de gueule parfois, mais toujours poli et courtois. Il détient aussi le record du nombre de fois qu’il a adressé ses amitiés à des personnes qu’il ne connaissait même pas. On ressent sa modestie aussi, car à travers ses réponses, on devine l’immense culture. Il devait être professeur de français ou d’histoire.

    Monsieur … alias Max Valentin vient d’entrer dans l’histoire. Mourir le jour de l’enterrement de son propre trésor quelle troublante coïncidence. Son forfait, une chouette en bronze. Triste récompense; mais non! il y a un échange à la clé, un butin beaucoup plus gros. Une chouette en or rehaussée de pierreries. Et n’oublions pas son œuvre un livre dans lequel il nous livre son secret. Un secret qui n’a toujours pas été révélé malgré le grand nombre de chercheurs.
    Enfin, je ne vous apprends rien. Alors, pour respecter son vœu le plus cher, je vais vous rappeler ses dernières instructions « Trouvez-la »

  9. Merci pour vos messages qui me touchent et m’émeuvent beaucoup. Je savais que nous l’aimions, que les chouetteurs l’aimaient, mais je ne réalisais pas à quel point. Je n’étais pas sûr du tout de vouloir continuer à parler de lui, car l’exercice est évidemment douloureux, mais je me rends compte en vous lisant que j’ai comme une sorte de devoir de vous le faire mieux connaître, aujourd’hui où, hélas ! protéger sa vie privée n’est plus à l’ordre du jour.

    Je ferai donc mon possible pour faire vivre et partager certains de ces moments à jamais enfuis.

    Marvinclay : la ciste dont tu parles, elle aussi a une petite histoire… C’est Max qui, alors qu’il lançait le jeu des cistes, m’a demandé d’en poser une sous mon nom, pour participer à « l’amorçage de la pompe » et, comme aucune localisation intéressante ne me venait à l’esprit, c’est lui qui m’a dit : « On n’a qu’à la mettre là où tu as trouvé la contremarque de Florence B. ! Ce n’est pas loin, il y a l’aqueduc de Buc à admirer, le coin est assez tranquille et on pourra placer la ciste en pouvant bien surveiller les alentours, et sans risque d’être vu… Et si on y allait ce weekend ? »

    Et c’est ainsi que naquit la ciste n°5, « Le Chemin de l’eau ». Max avait tout préparé, le petit conteneur en plastique, les petits objets à l’intérieur, et même la photo d’illustration. Bien sûr, les objets ont tous été échangés depuis, et même le conteneur a été remplacé (il semble d’ailleurs que l’actuel soit en mauvais état, d’après un message qu’un cisteur m’a adressé, mais hélas ! étant désormais en région lyonnaise, je n’ai plus le loisir de « faire le SAV » de cette ciste yvelinoise…), mais même si j’ai été l’unique auteur de l’énigme (si on peut l’appeler ainsi) et des photos d’accompagnement, cette ciste a vraiment eu deux « co-auteurs », Max et moi.

    Et là encore, ce n’est pas sans émotion que je me remémore notre petite balade pour retourner ensemble cacher cette ciste, à l’endroit même où nous nous étions rencontrés pour la première fois en 1997, cinq ans plus tôt… et cette seconde fois, on avait même fait un bon gueuleton pour célébrer le lancement des cistes !

    Une autre de mes cistes possède également une histoire directement liée à Max, j’en parlerai un autre jour.

  10. Effectivement Monglane nous lisons ta prose avec plaisir, elle nous permet de connaitre un peu mieux le mystérieux Max.

    Max faisait partie intégrante de la récompense de notre quête.

    Je pense que la plupart d’entre nous aurait aimé déterrer la Chouette, pour simplement l’impressionner. C’est sans doute une petite gloriole, mais cela prouve l’estime que nous avions pour lui.

    Amitiés.

    Tromelin.

  11. Merci !

    Amicalement BIF

  12. Condoléances… Je suis un chouetteur solitaire et je n’ai jamais fait parti des forums proposés autour de la chouette… Mes amis t’ont rencontré monglane et je leur posais des questions sur toi parce que tu étais le seul chouetteur qui me donna du plaisir à lire et c’est en confrontant tes idées aux miennes que j’ai eu envie de prendre ma pelle et d’aller sur le terrain, amenant mon amie dans une belle aventure près du Mont St O. Je ne suis pas étonné que tu fusses proche de Max parce que sur ton site on ressent la bonne chaleur de cette chasse. Je suis peiné évidement pour le décès de Max qui malgré lui est entré dans nos vie par une porte dérobée… Je ne voyage plus pareil grâce à lui… je vois des sentinelles partout, je ne loupe une visite où on parle de nef… Notre capitaine Max s’en est allé… J’espère , sous officié Monglane que vous saurez nous ramener à bon port et que nous pourrons , en mémoire de notre capitaine, continuer à crapahuter dans les bois à la recherche du volatile d’or…
    Arnaud

  13. Merci Monglane ! En effet, pour moi, comme pour beaucoup je pense, trouver la chouette c’était surtout rencontrer Max, relever un défi intellectuel, parvenir à la fin d’un périple initiatique… Tes souvenirs nous permettent de mieux se l’imaginer. Merci, on l’a presque trouvé…

    Je voudrais aussi témoigner de sa grande bonté, son ouverture aux autres, car un jour, alors que j’avais terminé le manuscrit d’un roman dont la toile de fond était une chasse au trésor, j’eus l’idée de le soumettre à Max. Ne sachant pas comment le contacter, (son anonymat d’alors était extrêmement bien gardé et ses réponses sur le forum internet de la chouette inexistantes), je suis passé par son site web, ais rempli le formulaire de contact et quelques temps après un certain David Gille me répondit de manière laconique de faire suivre mon manuscrit (format word) et qu’il le transmettrait à Max qui me répondrait peut-être…

    O surprise, très peu de temps plus tard, David Gilles reprenait contact avec moi. En deux mots il me faisait suivre la réponse de Max : une quarantaine de lignes, décrivant mon travail, pointant mes erreurs, m’encourageant dans la recherche d’éditeur, m’invitant à des modifications de style… Il avait lu le premier quart de mon texte. Je l’en remerciais vivement !

    Plus tard j’ai appris que David Gille et lui n’était qu’une seule et même personne !

    Merci max. Cette réponse que vous me fîtes un jour fut la plus belle lettre que je reçus jamais d’un critique littéraire… C’était précis, plein de chaleur humaine, terriblement pertinent.

    Encore merci pour le reste,

    Merci pour tout.

  14. Bonjour Monglane,

    Merci d’avoir diffusé mon invitation aux chercheurs parisiens à une rencontre au Café du Trésor. Personne n’est venu, dommage. J’ai commémoré, seul, ces 16 dernières années (15,75 pour mois) et j’ai remercié Max d’avoir croisé nos routes.
    Je suis désormais retourné chez moi, à plusieurs milliers de km de Paris (et de Dabo !).
    Merci encore et à une prochaine fois, j’espère.

    S.

  15. Merci Monglane de ce bel hommage, qui permet aussi à tous de connaître un peu celui qui nous était quelque part si proche.

    Ufo toujours attristé.

  16. Cette nouvelle que je découvre seulement maintenant m’attriste, j’allai justement jeter un oeil sur les énigmes mais le coeur n’y est plus…

    Merci pour cette chasse Max, amitiés Steph.

  17. J’avoue être profondément touché par cette triste nouvelle.

    Max m’a fait transpirer quelques centaines d’heures sur les énigmes entre 1993 et 2000 et le fait de l’avoir lu des centaines de fois en parcourant les madits m’avait donné une proximité indescriptible et, bien évidemment, non réciproque.
    En plus, j’apprends qu’il habitait un village des yvelines comme moi.
    Je fais le voeu que son souvenir perdure. Merci Monglane d’y contribuer.
    Pensez-vous que la chasse puisse survivre à Max?

  18. Cher Monglane, tu as déserté le forum où j’avais toujours le plaisir de te lire. Je peux comprendre tes motifs d’éloignement, et je me contenterai de t’adresser un message de sympathie!
    Sébastien

  19. Je viens d’apprendre la triste nouvelle qui vous touche. J’ai bien sur une pensée pour la famille de Max et tous ses proches… C’est en faisant une fois de plus mon « groseille » que l’information m’est parvenue. Je vous connais les uns les autres depuis si longtemps, 1996 de mémoire, et je sors de mon impardonnable silence pour remercier l’esprit , l’humour, l’intelligence d’un homme grâce auquel j’ai passé mis bout à bout des mois de recherches , et qui resteront pour moi des moments ou j’ai pu aiguiser ma curiosité,forger une ténacité que je n’avais pas . Voyez vous cette chasse est un peu plus qu’un jeu pour moi, il m’a aidé à me structurer un peu plus, par la necessité d’imposer des méthodes, d’analyser, de déduire , d’apprendre à synthetiser. Un bel excercice en somme… et la disparition de Max devrait nous inciter à ne surtout pas abandonner cette extra ordinaire espoir de déterrer un jour, une nuit son trésor… et c’est en allant au bout peu importe de savoir qui ! de savoir quand ! mais rendre hommage à Max serait sans nulle doute qu’un des nombreux chouetteur tienne, une nuit, un jour une chouette en or dans ses mains

  20. Très bon site thks

  21. Bonjour Monsieur,

    Je ne suis pas un chouetteur mais une chose interpelle au sujet de la chouette si Max pouvais en être informé dans les 2 heures et vu que vous viviez dans un village près de Versailles, la chouette devait donc ce trouver dans un rayon proche de cette zone.
    A partir de cette information et compte tenue qu’il faut une carte ign 1:25.000 ça donne presque une zone de recherche intéressante surtout si comme le disait max la solution n’est pas si compliquée.

    Bonne continuation j’ai pris grand plaisir à lire vos travaux sur les chasses.

    • Bonjour et merci pour vos gentils mots.

      Les madits auxquels vous faites allusion sont parmi les plus «perplexants» et les plus «confusants», si je puis oser ces néologismes anglophiles. Ils ont donné lieu, au travers des années Minitel et après, aux divagations les plus délirantes, allant du riverain armé de fortes jumelles, «en planque» en permanence derrière ses rideaux, comme une bignole à l’ancienne, jusqu’à la balise Argos enterrée avec la contremarque!

      Pour ma part, sachant que le site est relativement isolé (il fallait bien que Max, seul, sans personne pour faire le guet, puisse avoir l’assurance raisonnable de pouvoir creuser plusieurs heures —et ça fait du bruit, à la longue!— sans être dérangé), et qu’en 1993, la technologie disponible n’offrait aucun moyen pratique de télésurveillance valide sur des mois, voire des années, alors et surtout qu’il n’y avait aucun budget à allouer à cette surveillance, j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un «semi-bluff» de la part de Max.

      En effet, s’il disait qu’il serait informé dans les deux heures, je pense que c’est tout simplement parce que le message enterré avec la contremarque donnait comme instruction au trouveur d’appeler tel numéro dès que possible. Ce numéro, c’était celui de Max, ou celui d’un relais très proche, et deux heures, c’était le laps de temps raisonnable qu’il donnait au découvreur pour rallier la civilisation (en 1993, les téléphones portables n’existaient pas encore).

      Bien entendu, tous ces détails, il ne pouvait pas les donner (le brouillard entourant ce sujet faisant partie de la mystique du jeu), et d’ailleurs je précise que je ne l’ai jamais questionné à ce propos; ce qui précède n’est donc que ma propre interprétation. Mais c’est la seule interprétation logique en l’état des techniques d’alors, et de plus elle est conforme à ce que je sais de ce qu’était la personnalité de Max.

      Cordialement.

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